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Publié le 04/12/2018

PATHOLOGIE DU VIH/SIDA

145 cas recensés à Sidi Bel-Abbès en 2018

 
La prévention, seul rempart contre la maladie. © D.R.
 

Des campagnes de sensibilisation et de prévention contre la maladie sont régulièrement menées.

Depuis le début de l’année en cours et jusqu’à la fin du mois de novembre dernier, 145 cas de VIH/sida recensés, diagnostiqués et déclarés ont été enregistrés dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, et l’évolution de cette pathologie durant les cinq années dernières a permis au centre de référence de dépistage du CHU Abdelkader-Hassani de constater une augmentation par rapport à 2014 et 2015, où le nombre de personnes atteintes ne dépassait pas 21 cas.
Ceci s’explique, selon Dr Kerroucha, médecin épidémiologiste, l’augmentation importante de personnes infectées et qui a atteint 135 cas. À ce propos, notre interlocutrice, qui s’exprimait en marge de la journée scientifique sur la prévention du VIH, organisée à l’hôtel Eden, a signalé qu’“au cours de ces dernières années, l’on a assisté à une stabilité de ce syndrome d’immunodéficience acquise qui est corroborée par les données en Algérie, soit une faible prévalence qui coïncide avec les 1% en comparaison avec l’ensemble des pays du Maghreb. C’est pour cela qu’on a maintenant tendance à centrer nos interventions par rapport au dépistage des populations”. Évoquant la trithérapie, Dr Kerroucha, qui a rappelé qu’elle est gratuite en Algérie, a signalé que le traitement curatif au centre de référence revient annuellement à 40 milliards de centimes au CHU Abdelkader-Hassani pour les soins des 600 malades porteurs du VIH des wilayas de Sidi Bel-Abbès, Mostaganem, Saïda, Tiaret, Mascara et Naâma.
Pour sa part, Pr Tabet Derraz, médecin-chef de service d’infectiologie, a fait savoir qu’actuellement le dépistage de cette pathologie à déclaration obligatoire et anonyme s’effectue au niveau des services de médecine du travail, de cardiologie, de chirurgie et auprès des gynécologues privés, c’est pour cela, selon elle, que le nombre des séropositifs est très important.
“C’est une politique qui a été menée à Sidi Bel-Abbès d’une manière très active et qu’on ne retrouve ni à l’est ni au centre du pays. Même au niveau pénitentiaire, on a une équipe de médecins et d’infirmiers qui font le dépistage pour notre centre de référence. Donc, c’est madame et monsieur Tout-le-Monde qui sont atteints du VIH actuellement et de tous les âges, dont le jeune est âgé de 14 ans et le plus vieux a 78 ans”, dira Pr Tabet Derraz.
Et d’ajouter : “Pour les malades dont la sérologie est positive, le traitement existe, et ils peuvent vivre normalement, à condition qu’ils suivent leur traitement. Aussi, ils peuvent se marier, car, avant, c’était impossible, mais aujourd’hui avec les molécules, ils peuvent même avoir des enfants indemnes de la pathologie et peuvent atteindre l’âge d’un sujet normal non atteint du VIH.
Donc, il ne faut pas stigmatiser et discriminer le malade, sinon ça sera une deuxième épidémie.”

57 dépistés à Chlef
57 nouveaux cas de sida ont été enregistrés depuis le début de l’année 2018 à ce jour dans la wilaya de Chlef. C’est la psychologue clinicienne Zohra Bounouna de l’Odej de Chlef qui vient de l’annoncer à l’occasion de la Journée mondiale du sida. Selon cette dernière qui explique que des campagnes de sensibilisation et de prévention contre le sida sont régulièrement organisées à travers les établissements scolaires, de jeunesse et même dans des endroits publics, outre les localités rurales éloignées, le chiffre avancé concerne uniquement les cas déclarés officiellement dans les institutions sanitaires spécialisées. “Durant toutes nos campagnes que nous organisons tout au long de l’année en collaboration avec les structures de santé publique, nous insistons auprès de tous les citoyens à faire l’objet d’une sérieuse culture de prévention contre cette maladie, et de se faire ainsi régulièrement dépister avant qu’il ne soit trop tard”, lance-t-elle en direction des visiteurs d’une exposition tenue dans ce cadre au centre-ville de Chlef.

Six autres à Aïn Témouchent
Le Cisa (Centre intermédiaire de soins en addictologie) de Aïn Témouchent a enregistré depuis le début de l’année en cours 6 nouveaux cas positifs du sida sur un nombre global de 2362 tests effectués par le laboratoire du centre. C’est ce qu’a indiqué une source proche des services sanitaires. À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le sida (1er décembre), le centre de dépistage volontaire de Aïn Témouchent a élaboré un programme étoffé, portant sur une vaste campagne de sensibilisation, en coordination avec l’Établissement public de santé de proximité de Aïn Témouchent (EPSP), et dont les activités se déroulent au Centre universitaire Belhadj-Bouchaïb où est prévu un débat sur la maladie qu’abrite la salle de conférences et qui sera axé sur les dangers que représente ce virus et sur les voies de prévention, avec des explications qui seront présentées au sujet de cette pathologie dont le dépistage précoce qui ne devra plus constituer un tabou. Selon la même source, parallèlement à ces travaux, une opération de dépistage volontaire et gratuit est prévue au profit des étudiants qui affichent leur volonté.

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