Allergies : une thérapie génique est à l’étude

    Lymphocyte T

    Lymphocyte T
     

    Des chercheurs australiens ont réussi à supprimer la réaction allergique chez des souris en modifiant génétiquement certaines de leurs cellules souches, puis en leur réinjectant. Une première.

    Face à certaines molécules de l’environnement a priori inoffensives (pollens, allergènes alimentaires), les lymphocytes Th2 – des cellules de notre système immunitaire – ont une réaction disproportionnée entraînant une cascade d’événements : sécrétion de molécules inflammatoires et d’anticorps, yeux qui larmoient, nez qui coule, etc. C’est l’allergie !

    Alors que la plupart des traitements existants se concentrent sur ces symptômes, l’équipe de Raymond Steptoe (université du Queensland, Australie) a eu l’idée de s’attaquer directement aux lymphocytes Th2. Pour ce faire, les chercheurs australiens ont prélevé des cellules souches dans la moelle osseuse de souris, les ont génétiquement modifiées pour qu’elles expriment une molécule qui, en principe, est allergène, puis les ont réinjectées.

    Qui dit lymphocytes inactivés, dit absence de réaction allergique

    Quelques semaines plus tard, certaines d’entre elles se sont différenciées en cellules dendritiques, d’autres cellules immunitaires qui ont pour fonction d’activer les lymphocytes Th2. Mais parce qu’elles exprimaient la molécule allergène, ces cellules dendritiques ont fait le contraire : « quand les lymphocytes rencontraient les cellules dendritiques, soit ils mourraient, soient ils étaient inactivés », indique Raymond Steptoe.

    Et qui dit lymphocytes Th2 inactivés, dit absence de réaction allergique ! Du moins chez les souris de laboratoire qui, pour l’heure, sont les seules chez qui ce traitement original a été testé.

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