Non, la curiosité n’est pas un vilain défaut !

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    Ce puissant moteur de la vie, surtout chez l’enfant, est aussi un formidable levier d’action qu’il faut développer ou relancer s’il est « rouillé ».

    « La curiosité est un des principaux fils rouges de notre existence et de notre évolution, une petite graine qui, parfois, n’attend que d’être stimulée, encouragée, éveillée. » C’est ainsi que Flavia Mannocci commence le livre* qu’elle vient de consacrer à ce comportement qui pousse à toujours s’interroger, à vouloir comprendre et donc à s’intéresser aux autres. Selon cette psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée en thérapies comportementales et cognitives, nous serions « préprogrammés » pour être curieux, désireux d’explorer notre environnement et donc capables d’évoluer grâce aux échanges avec ce qui nous entoure.

    D’ailleurs, dès son plus jeune âge, le petit d’homme tourne son visage et dirige son regard vers les sons nouveaux, il prend et met dans sa bouche ce qui est à portée de sa main pour l’explorer. En grandissant, l’enfant s’ouvre de plus en plus à son environnement. Entre 4 et 8 mois, il commence à apprendre, par exemple, à secouer une sonnette ou un jouet pour produire un bruit. Entre 12 et 18 mois, il entre dans une phase que le célèbre biologiste suisse Jean Piaget qualifie de « stade de l’expérimentation active ». Il se montre de plus en plus captivé par le réel. Il peut laisser tomber une petite balle de différentes hauteurs pour observer sa chute.

    Créer un lien d’attachement

    À la question « Pourquoi la nature nous a-t-elle programmés pour être curieux et nous lancer dans l’exploration de notre environnement ? », Piaget – encore lui – répond que c’est parce que nous ne nous suffisons pas à nous-mêmes. Et pourtant, tous les enfants ne sont pas des explorateurs en herbe (nécessitant une surveillance de tous les instants…). L’auteur explique les différences entre bambins par l’attachement et la création d’un lien avec une personne en particulier, souvent la mère, qui est sa « figure d’attachement ». Ce lien aura une grande influence sur la curiosité de l’enfant. L’existence d’une « case sécure » lui permet d’être curieux vis-à-vis de la réalité qui l’entoure.

    A l’age adulte, le lien d’attachement se construit plutôt avec son partenaire ou toute autre « personne de confiance ». Comme auparavant, c’est la stabilité de cette « base sécure » qui donne la possibilité de s’intéresser à son environnement, de s’investir sereinement dans son travail ou de se lancer dans de nouvelles explorations en cas d’échec ou de déception.

    La fin du livre de Flavia Mannocci est plutôt optimiste. « Tout n’est pas écrit, note-t-elle, grâce à la plasticité cérébrale. » En effet, on sait désormais que notre cerveau n’est pas figé, qu’il est toujours possible de chercher de « nouvelles routes », et de les enregistrer si elles permettent une interaction plus constructive avec l’environnement. L’auteur décrit des exercices pour développer une attitude curieuse envers nous-mêmes et envers les autres et, plus globalement, le monde qui nous entoure. Ainsi, les lecteurs apprendront à surmonter les obstacles qui entravent la curiosité, à redécouvrir la réalité et à se lancer dans la chasse aux petits bonheurs. Une bonne idée de « devoirs de vacances » ?

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