Troubles cardiaques : l’aspirine inutile en prévention

    aspirine

    Chez les personnes sans antécédent cardiaque,l’aspirine à faible doses est inutile . La preuve avec trois études.

    PRÉVENTION.C’est la fin d’une illusion. Celle de l’intérêt d’une faible dose d’aspirine prescrite chez les personnes sans antécédent cardio-vasculaire pour tenter de prévenir des affections telles que l’infarctus ou l’AVC, mais aussi la démence ou encore le cancer. La preuve de l’absence du bénéfice de cette supplémentation repose sur trois résultats d’études : Arrive, Ascend et Aspree

    Ces trois études — qui ont été soit présentées à Munich, lors du congrès européen de cardiologie (European Society of Cardiology congress, ESC)  fin août, soit publiées depuis dans des revues de référence comme le Lancet et le New England Journal of Medicine — apportent des preuves solides. Exemple avec la plus récente, Aspree (Aspirine in Reducing Events in the Elderly), un très vaste essai clinique sur près de 20 000 personnes âgées de 70 ans et plus, mené aux États-Unis et en Australie. Soutenu par les Instituts nationaux de la santé américains, l’essai a débuté en 2010 et les patients ont été suivis pendant près de cinq ans. Les participants ont été divisés en deux groupes : le premier prenait quotidiennement une faible dose d’aspirine (100 mg par jour), l’autre un placebo. Résultat, cinq ans après, aucune différence n’a été noté entre les deux groupes : 90,3 % des personnes ayant pris de l’aspirine étaient en vie à la fin du traitement, comparativement à 90,5 % dans le groupe placebo.

    Son intérêt et demeure pour les personnes victimes d’un AVC ou d’un infarctus

    Mais attention, l’absence de bénéfice ici constatée concerne la prévention primaire, c’est-à-dire uniquement les prescriptions chez des  personnes en bonne santé. Car en prévention secondaire, chez des patients ayant déjà présenté un infarctus ou un accident vasculaire cérébral, l’aspirine a nettement démontré son intérêt. L’étude va se poursuivre, les auteurs considérant que les effets de la prise d’aspirine sur le cancer et la démence pourraient peut être exister à plus long terme.

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