Décès du Docteur Ahmed BENFARES, membre du Bureau Exécutif de la Fédération Algérienne de la Pharmacie.
L’histoire d’un pays s’écrit aussi à la lumière de l’histoire de ses bâtisseurs, de ceux qui ont contribué à son développement. Ahmed Benfares, à travers son engagement pour le développement de la pharmacie algérienne, fait partie de ces Hommes.
Les témoignages de sympathie qui ont fusé de tous bords, mettant en valeur l’Homme, le frère, l’ami, le confrère – n’ont pas cessé. A cela s’ajoute la foule impressionnante présente à ses obsèques, ses proches, ses voisins, ses patients venus lui rendre un dernier hommage.
Ahmed Benfares a produit des réflexions pertinentes sur les possibles sorties de crise de l’officine, lui faisant vite gagner la sympathie de ses collègues. Partageant notamment le fruit de ses analyses sur la presse nationale, ou via le réseau social Pharmagroupe, une forte communauté d’officinaux. Il est écouté et grandement apprécié. Les témoignages fusent de toutes parts : ‘C’est dans ce groupe que j’ai connu Ahmed Benfares qui m’a appris beaucoup de choses’ ou encore ‘Ahmed Benfares était toujours disponible, rabbi Yarahmou, c’est une grande perte. Le Pharmagroupe a perdu plusieurs de ses modérateurs qui n’ont jamais cessé un jour de valoriser la profession. On ne peut pas oublier Nadira Guessoum, Lylia Bentobal et maintenant Ahmed Benfares’. En homme sage, il parvenait avec finesse et respect des personnes, à raisonner les esprits passionnés.
Ses compétences sont vite reconnues, faisant de lui une référence incontournable de la profession pour lequel la presse spécialisée ajoute : ‘Figure emblématique du domaine pharmaceutique, M. Benfares a marqué sa profession par son engagement indéfectible et son sens aigu de l’éthique’.
C’est ainsi qu’il bénéficiera de la confiance de ses confrères, qui l’élieront à la tête de l’Ordre des pharmaciens de sa région (Blida).
Fort de ses nombreuses réflexions dans lesquelles il avait élaboré une vision moderne de la pharmacie nationale au service de la santé publique, il s’attellera à organiser la profession pour permettre un exercice dans les règles de l’art, pour le bien-être de la population.
Ses compétences font qu’il est sollicité pour intégrer la Fédération Algérienne de Pharmacie, où il sera élu président de la section officine. Là aussi, ses collègues de la FAP, apprécient l’homme dans toute sa grandeur.
Le professeur Réda Djidjik, premier président de la FAP en parle ainsi : ‘Un ami d’une qualité exceptionnelle et irréprochable. Nous avons travaillé ensemble pour le développement de la profession du pharmacien au sein de la FAP’. Ahmed Benfares appuiera avec ses camarades, des projets novateurs, notamment en lien avec l’élargissement de la pratique pharmaceutique (EPP), un projet innovant qui revisite la profession officinale pour recentrer les soins sur les patients, contribuant à adapter la profession aux nouveaux enjeux de santé publique.
L’Association Nationale des Pharmaciens Algériens (ANPHA), pour laquelle il avait apporté ses contributions, en avait fait un membre honoraire. Son jeune président Mouadh Tabainet en parle comme du modèle idéal du pharmacien qu’il s’était toujours imaginé, soulignant sa disponibilité pour la moindre sollicitation.
Le président de l’Ordre National des pharmaciens, Noreddine Mettioui, le qualifie de ‘grand frère’. Les représentants de la profession, universitaires, collègues, médecins ont été unanimes pour souligner les qualités et l’engagement de Ahmed Benfares pour la pharmacie algérienne.
Ahmed Benfares nous quitte en laissant cependant derrière lui un patrimoine intellectuel qui continuera d’éclairer le développement de la pharmacie algérienne offrant également une boussole aux jeunes générations.
Son décès est une perte immense pour la pharmacie algérienne, mais son héritage perdurera à travers les valeurs qu’il incarnait.
" إنّــا لله و إنّــا إليــه راجعـــون "
« A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons ».
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