2026-02-19
D’après le dernier rapport de l’OMS, il y a 1,4 milliard de personnes myopes dans le monde. Ce trouble de la vision toucherait environ 30 % des adultes et ce chiffre pourrait grimper ces prochaines années puisque cette proportion pourrait dépasser les 50 % d’ici 2050.
Des scientifiques du SUNY College of Optometry (Etats-Unis) suggèrent que la myopie pourrait également résulter d’une habitude visuelle courante. Comme l’expliquent les auteurs de cette étude, la focalisation prolongée sur des objets proches dans des environnements peu éclairés limite la quantité de lumière atteignant la rétine.
« La myopie a atteint des niveaux quasi épidémiques dans le monde entier, et pourtant nous ne comprenons toujours pas pleinement pourquoi », s’interroge José-Manuel Alonso., professeur émérite à l’université d’État de New York et auteur principal de l’étude. Avant d’ajouter : « Nos résultats suggèrent qu’un facteur sous-jacent commun pourrait être la quantité de lumière qui atteint la rétine lors d’un travail prolongé de près, en particulier à l’intérieur ». Ces conclusions ont été publiées dans la revue scientifique Cell Reports.
« En pleine lumière extérieure, la pupille se contracte pour protéger l’œil tout en laissant passer suffisamment de lumière jusqu’à la rétine », résume Urusha Maharjan, doctorante en optométrie à l’université d’État de New York (SUNY) qui a mené l’étude. « Lorsque l’on se concentre sur des objets proches à l’intérieur, comme un téléphone, une tablette ou un livre, la pupille peut se contracter, non pas à cause de la luminosité, mais pour améliorer la netteté de l’image. Dans une faible luminosité, cette combinaison peut réduire considérablement l’illumination de la rétine. » D’après ce mécanisme, la myopie se développe donc lorsque l’éclairage rétinien est insuffisant pour générer une activité rétinienne suffisante.
Cette étude dévoile d’autres perturbations liées à la myopie concernant la rotation oculaire lors de l’accommodation et l’efficacité du clignement des yeux dans la constriction pupillaire. La découverte de ce mécanisme aiderait à mieux comprendre la progression de la maladie même si d’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre ce phénomène.
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