2026-04-27
Le ministère de l’Industrie pharmaceutique a annoncé, hier, que «l’évaluation finale» de l’OMS, visant à l’obtention par l’Algérie de la norme NM3 (niveau de maturité 3), sera lancée à partir du mois de septembre 2026. Le secteur, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion entre le ministre M. Ouacim Kouidri et le représentant de l’Organisation mondiale en Algérie,
M. Phanuel Habimana, explique que cette norme devra concerner la production locale «des médicaments et des vaccins». La représentation de l’OMS a, de son côté, qualifié l’échange de «constructif et stratégique», l’occasion d’aborder le processus en cours ainsi que les «prochaines étapes» visant à certifier la réglementation pharmaceutique adoptée par l’Algérie.
En effet, véritable «objectif à atteindre» pour le secteur de Ouacim Kouidri, le ministère a expliqué, hier, que la réunion avec le représentant de l’Organisation mondiale de la santé a permis l’examen du degré d’avancement du travail de «l’atelier d’auto-évaluation» des systèmes algériens de contrôle du médicament. Une mission lancée au niveau national par le ministère, dans le cadre, explique-t-on, du «processus visant à décrocher la certification de l’OMS». Une action qui concerne, très précisément, l’étude du degré de conformité du secteur aux normes adoptées et appliquées par l’industrie pharmaceutique pour la production «du médicament et des vaccins».
Ainsi, on apprend que le travail de cette mission de contrôle et d’évaluation, qui réunit plusieurs ministères et institutions, dont l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (Anpp), l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anss), l’Institut Pasteur, ou encore le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM)…, sera dorénavant supervisé par le Professeur en chimie analytique, Abdelhakim Boudis. Le communiqué du ministère ajoute, à ce propos, qu’il a été «convenu avec le représentant de l’OMS que le travail de l’atelier sera rendu au cours du mois de septembre 2026». Les conclusions de «l’auto-évaluation» ouvrent la voie au lancement de «l’évaluation finale visant à l’obtention du NM3». Un examen qui sera visiblement mené par des experts directement sélectionnés par l’OMS.
Pour rappel, le Pr Abdelhakim Boudis, dans une récente déclaration à la presse spécialisée, avait expliqué qu’une éventuelle obtention de la norme de l’OMS constituerait une «valeur ajoutée» pour l’industrie du médicament, tant pour le marché local que son orientation vers l’expert. L’industrie pharmaceutique algérienne, qui couvre aujourd’hui près de 80% des besoins du marché local, est déjà «en mesure d’investir de nouveaux marchés».
Faciliter l’exportation
du médicament
Et très précisément, le ministre Ouacim Kouidri, dès les premières annonces sur la volonté du secteur à aller vers la certification NM3, avait clairement expliqué que «l’un des objectifs» est de favoriser l’enregistrement des produits algériens à l’étranger, notamment auprès des Agences du médicament des pays africains. M. Ouacim Kouidri, dans une intervention diffusée, au mois d’août 2025, par la Radio nationale, soulignait qu’avec la norme NM3, «il sera plus facile d’enregistrer les médicaments algériens dans les circuits d’exportation. Les procédures seront facilitées».
Et plus récemment, lors de la «Conférence ministérielle africaine sur la production locale du médicament», organisée en novembre 2025, à Alger, le président de l’ANSS, le professeur Kamel Sanhadji, avait expliqué de son côté que l’Algérie, qui concentre plus de 30% des usines de médicaments d’Afrique, peut très rapidement devenir «un pivot, une sorte de hub» pour la fourniture des pays africains. La norme NM3, troisième niveau sur une échelle de quatre, correspond, pour rappel et selon la documentation officielle de l’OMS, à un système national de réglementation «stable, fonctionnel et intégré».
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