2026-05-31
L’Institut national du cancer (INC) d’Oran devrait être réceptionné au premier semestre de l’année prochaine. C’est, en tout cas, ce qu’a indiqué à l’APS le directeur de la santé et de la population de la wilaya, Kaci Abdellah, en précisant que le taux d’avancement des travaux approche désormais les 90%.
Après plusieurs années de réalisation (les travaux avaient été lancés en 2018, Ndr), ce projet structurant entre dans sa phase finale. Conçu comme un complexe hospitalo-universitaire de nouvelle génération, l’INC d’Oran est appelé à devenir un pôle national de référence dans la lutte contre le cancer. Sa vocation dépasse la seule prise en charge des patients puisque l’établissement devrait réunir, au sein d’un même espace, les soins spécialisés, la formation des professionnels de santé et la recherche scientifique.
L’ambition affichée est de faire d’Oran un centre d’excellence en cancérologie capable d’accompagner l’évolution des pratiques médicales et d’introduire les protocoles thérapeutiques les plus innovants. L’institut devrait offrir un cadre propice au développement de la recherche clinique, avec le lancement d’essais thérapeutiques et le renforcement des collaborations avec des universités et centres de recherche nationaux et internationaux. Ces partenariats devraient favoriser le transfert de compétences, attirer des experts étrangers et contribuer à la formation continue des équipes médicales algériennes.
Sur le plan des soins, l’INC viendra renforcer les capacités de prise en charge dans l’ouest du pays. La structure sera notamment dotée de trois accélérateurs linéaires destinés à la radiothérapie, un équipement essentiel pour répondre à une demande en constante augmentation. Cette nouvelle offre permettra de réduire les délais d’attente et d’améliorer l’accès aux traitements pour les patients d’Oran et des wilayas voisines.
L’institut s’inscrit dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer pour la période 2025-2035, les pouvoirs publics ayant placé cette pathologie au rang des priorités sanitaires nationales, avec une approche fondée sur trois axes majeurs : la prévention, le dépistage précoce et l’amélioration de la prise en charge thérapeutique.
Dans ce cadre, le président de la République avait récemment ordonné une étude de faisabilité sur la réalisation d’un hôpital spécialisé dans chaque wilaya, afin de rapprocher les soins des citoyens et de garantir une meilleure couverture sanitaire à travers le territoire. L’Etat poursuit également ses efforts pour assurer la disponibilité des médicaments anticancéreux grâce à la mise en place d’un dispositif dédié au suivi de l’approvisionnement et de la distribution des traitements.
Cette stratégie repose aussi sur un important programme d’investissement. Les centres anticancéreux existants font l’objet d’opérations de modernisation tandis que de nouveaux services de radiothérapie sont progressivement mis en service. Parallèlement, la numérisation des registres du cancer permettra de disposer d’une base de données nationale fiable pour améliorer le suivi épidémiologique, orienter les politiques de santé et soutenir les travaux de recherche.
Aujourd’hui, le cancer figure parmi les principales causes de mortalité en Algérie, avec un nombre de nouveaux cas en progression constante. Face à cette évolution, la création de l’Institut national du cancer d’Oran apparaît comme une étape majeure dans le renforcement du dispositif national de lutte contre la maladie.
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