2026-06-07
Engagé, depuis plus d’un an, dans un processus de réforme des systèmes de contrôle du médicament, en vue de décrocher la certification NM3 (Niveau de maturité 3) de l’OMS, le secteur de l’Industrie pharmaceutique a indiqué, hier, que «plus de 82% des réserves préliminaires» sont aujourd’hui levées.
Le ministre, M. Ouacim Kouidri, lors de l’ouverture d’un atelier de travail destiné à «l’autoévaluation» de l’avancement du programme, a précisé que «l’Algérie avance de pied ferme» vers la reconnaissance internationale de la qualité et de l’efficacité des produits. Un moyen de renforcer la production locale, mais aussi de faciliter l’exportation du médicament algérien. Notamment vers le continent africain.
Ainsi, le ministère de l’Industrie pharmaceutique explique que l’organisation de ce nouvel l’atelier, programmé jusqu’au 18 juin et marqué par la participation de cadres du secteur de la santé, en plus d’experts de l’Anpp (Agence nationale des produits pharmaceutiques) et de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), entre dans le cadre des efforts de l’Etat visant à obtenir la norme (NM3) de l’OMS. Depuis plus d’un an, le secteur de M. Ouacim Kouidri multiplie, en effet, les rencontres de ce type et autres missions sur le terrain, afin d’identifier et traiter les éventuelles lacunes. A ce titre, le ministre Ouacim Kouidri, dans son message d’ouverture lu en son nom par le directeur de cabinet du ministère, fait savoir que le travail réalisé au cours des précédent ateliers d’autoévaluation «a permis de réviser et d’actualiser de nombreux articles et procédures organisationnelle». Aujourd’hui, indique le ministre, les efforts de l’Algérie ont réussi à «lever plus de 82% des réserves qui avaient été exprimées par les experts de l’Organisation mondiale de la santé, lors de l’évaluation préliminaire».
Le ministre Ouacim Kouidri, qui révèle en ce sens, et pour la première fois depuis un an, le niveau d’avancement atteint par son secteur sur ce programme, se dit satisfait et confiant pour la suite. Ce travail déjà accompli «reflète l’ampleur de la modernisation de l’industrie pharmaceutique en Algérie». Le chiffre partagé, hier, prouve également que le pays «avance de pied ferme vers l’obtention de la norme NM3». Et concernant la «prochaine étape» à laquelle se prépare le secteur, il s’agira de «l’évaluation finale» des systèmes algériens de contrôle du médicament par les experts de l’OMS. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, à l’issue d’une réunion de travail, fin avril, avec le représentant de l’OMS en Algérie, M. Phanuel Habimana, avait annoncé qu’elle «sera lancée à partir du mois de septembre 2026». Une évaluation en plusieurs étapes avait laissé entendre le communiqué du secteur. Avec, dans un premier temps, «la remise des conclusions» de l’atelier d’auto-évaluation «ouvrant la voie au lancement de l’évaluation finale visant à l’obtention du NM3».
Une ambition continentale
Par ailleurs, M. Ouacim Kouidri a une nouvelle fois insisté dans son message sur l’importance de répondre aux exigences de la norme NM3 pour la poursuite du développement du secteur et de l’industrie du médicament en Algérie. Le responsable, qui compare cette certification à une «reconnaissance internationale de l’efficacité et de la qualité des produits pharmaceutiques fabriqués au niveau local», explique qu’il s’agira aussi d’un moyen de promouvoir l’exportation. Et notamment pour «l’entrée des médicaments algériens sur le marché africain», contribuant ainsi au renforcement de la «complémentarité économique et sanitaire du continent».
Cette ambition est, en effet, au cœur du processus engagé par le secteur dès 2025. Le ministre avait alors expliqué que la norme NM3 «facilitera l’enregistrement des médicaments algériens dans le circuit d’exportation», et plus précisément au niveau des agences locales de contrôle. Ce développement à l’international du secteur est d’autant plus nécessaire que le pays se positionne, aujourd’hui, comme le leader africain pour la production du médicament. Lors de la «Conférence ministérielle africaine sur la production locale du médicament», organisée en novembre 2025, à Alger, il avait été précisé que «plus de 30% des usines de médicaments d’Afrique» se concentrent aujourd’hui en Algérie.
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