2026-06-10
Le développement de la cardiologie et de la chirurgie cardiovasculaire constitue l’un des axes fondamentaux du renforcement du système national de santé», a affirmé, hier, le ministre de la Santé, Mohamed Sedik Aït Messaoudène, lors de la cérémonie d’installation de la Commission nationale des maladies cardiovasculaires.
Cette démarche s’inscrit, selon le ministre, dans le cadre de la valorisation de cette spécialité stratégique et répond à l’impératif d’une planification scientifique rigoureuse ainsi que d’une coordination permanente entre l’ensemble des acteurs concernés. L’objectif : adopter une vision nationale fondée sur l’expertise scientifique et la planification prospective afin de répondre au mieux aux besoins sanitaires des citoyens et de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients à travers l’ensemble des wilayas du pays. Et cette Commission est d’autant plus importante car les maladies cardiovasculaires constituent aujourd’hui un défi majeur de santé publique. «Elles figurent parmi les principales causes de mortalité.» D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé fait savoir que 19,8 millions de personnes sont mortes de MCV en 2022, soit environ 32% de tous les décès dans le monde. «Parmi ces décès, 85% ont été causés par un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC)», poursuit l’OMS. De ce fait, cette Commission aura un important rôle à jouer. Elle sera donc chargée de plusieurs missions consultatives et scientifiques destinées à développer les spécialités de cardiologie ainsi que de chirurgie cardiovasculaire.
Dans ce sens, elle devra, en premier lieu, identifier les besoins nationaux dans ce domaine. Ensuite, elle est censée élaborer une vision globale des besoins en équipements et en dispositifs médicaux indispensables. Et enfin, elle aura pour mission de proposer des mesures permettant d’assurer une organisation optimale du parcours de soins, aussi bien au niveau préhospitalier qu’hospitalier, notamment pour les syndromes coronariens aigus.
Par ailleurs, cette Commission devra également «élaborer une feuille de route pour le développement des activités de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, en particulier les interventions cardiaques spécialisées, tout en formulant des recommandations visant à maintenir un haut niveau de technicité et de qualité des pratiques médicales», indique le communiqué du ministère de la Santé, rendu public hier. Plus loin encore, la Commission veillera, selon la même source, à proposer des mesures relatives à la création et à l’organisation de centres de référence et de centres d’excellence spécialisés, ainsi qu’au renforcement et au développement des pôles régionaux à travers le pays, en particulier dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux. «Cela passera par la mise en place d’un réseau national de prise en charge des maladies cardiovasculaires, garantissant une meilleure complémentarité entre les établissements de santé, une amélioration de la qualité des soins et un rapprochement des services spécialisés des patients», poursuit le communiqué.
La Commission œuvrera également au développement de la cardiologie et à l’extension de la couverture sanitaire spécialisée à l’échelle nationale. Et afin de mener à bien ses nombreuses missions, le ministre de la Santé a insisté sur l’importance d’un travail coordonné et d’une coopération permanente entre ses membres et les différentes structures concernées.
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