2026-06-22
Le président Abdelmadjid Tebboune a plaidé pour un «système de santé durable» en Afrique. Dans un message lu, en son nom, par le ministre de la Santé, Mohamed-Seddik Aït Messaouden, à l’occasion de la réunion de haut niveau de l’Union africaine consacré à la propagation du virus Ebola, tenue, samedi par visioconférence, le chef de l’Etat affirme : «La sécurité sanitaire en Afrique passe par un investissement durable dans les systèmes de santé, le renforcement des capacités de surveillance et le soutien à la recherche scientifique.»
«La construction d’une Afrique plus sûre sur le plan sanitaire ne se réalise pas uniquement lors de l’apparition des crises, mais commence par un investissement durable dans les systèmes de santé, le renforcement des capacités de surveillance et d’alerte précoce, le développement de ressources humaines qualifiées ainsi que le soutien à la recherche scientifique et à la production locale de produits de santé et de vaccins», a précisé Abdelmadjid Tebboune.
Ce faisant, il a «réitéré sa pleine disponibilité, en plus de sa contribution financière, à apporter un soutien technique à travers le ministère de la Santé et l’Agence nationale de sécurité sanitaire, afin de partager son expertise et ses expériences avec les pays africains frères, dans l’intérêt des peuples de notre continent et pour renforcer notre capacité collective à faire face aux risques sanitaires». Dans la foulée, Abdelmadjid Tebboune rappelle les démarches entreprises dans ce sens. «L’Algérie poursuit le renforcement de son système national de sécurité sanitaire et le développement de ses capacités en matière de prévention et de réponse rapide aux urgences sanitaires», indique-t-il.
Les travaux de cette réunion, rappelons-le, se sont déroulés dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sous la présidence du président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, avec la participation des dirigeants africains, de partenaires internationaux, d’agences des Nations unies et d’organisations régionales. La propagation d’Ebola inquiète plusieurs pays africains, notamment la République démocratique du Congo (RDC) où la transmission de l’épidémie s’accélère, selon l’OMS, malgré «le renforcement des mesures de riposte sanitaire».
«La situation évolue rapidement, avec une transmission accélérée signalée dans 33 zones sanitaires touchées réparties dans trois provinces», a affirmé, vendredi depuis Bunia, Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences de l’OMS en Afrique. Selon elle, «la situation reste grave et continue d’évoluer. Cependant, la riposte se renforce de jour en jour». Selon les chiffres officiels rapportés par l’OMS, 896 cas ont été recensés, dont 232 morts, soit un taux de létalité de 26% en RDC.
L’Ouganda voisin, qui comptabilise désormais 19 cas confirmés, dont deux morts, n’a signalé aucun cas au cours des 12 derniers jours. Pour appuyer la riposte de la RDC, l’OMS a déployé plus de 115 experts dans les provinces et zones sanitaires touchées, et acheminé plus de 110 tonnes de matériel d’urgence. La capacité de réponse a été renforcée, selon Mme Belizaire, avec désormais 516 lits disponibles pour la prise en charge des patients et une capacité de dépistage dépassant plus de 2000 tests par jour.
Madjid Makedhi (journal EL WATAN)
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