2026-07-15

CHU Benbadis à Constantine : Bouchons aux heures des visites


Le calvaire de la circulation aux heures de visite sur la rue longeant le CHU Benbadis de la ville de Constantine, depuis la sortie du pont Sidi Mcid, jusqu’à la rue Souici Said, dans la cité Loucif (ex-cité Gaillard), est devenu éprouvant et insupportable.

Depuis plusieurs années et chaque jour, les files se prolongent et accentuent le stress et la colère des conducteurs. «Nous sommes coincés quotidiennement dans des bouchons interminables devenus chroniques ; il nous faut parfois près d’une vingtaine de minutes pour parcourir juste une centaine de mètres entre le boulevard de la Yougoslavie et la cité Loucif ; nous souffrons énormément avec nos clients», déplore un chauffeur de taxi. Par ces jours de canicule, la situation devient cauchemardesque. Un fait que nous avons vécu, jeudi dernier, quand la traversée de cette artère s’apparentait à une épreuve d’endurance sous un soleil de plomb.

Il faut dire que ce lieu est très fréquenté à longueur de journée, puisqu’il représente un passage névralgique reliant le centre-ville à la cité Loucif, mais surtout à la cité Emir Abdelkader (ex-Faubourg Lamy) du côté supérieur passant à proximité de la mosquée El Imane, comme du côté inférieur, par l’avenue Chihani Bachir et ensuite vers le boulevard de Djebel Ouahch et l’autoroute est-ouest. Un passage qui ne connaît pas de répit en raison du nombre impressionnant des véhicules qui viennent chaque jour au CHU, des communes de la wilaya de Constantine et de plusieurs wilayas de l’est pour des consultations et autres visites des malades hospitalisés, ainsi que le flux des étudiants en médecine que de nombreux bus déposent chaque jour devant l’immeuble du chemin des Dames.

«L’origine du problème réside dans l’anarchie qui règne devant l’entrée principale de l’établissement hospitalier qui prend les allures d’un véritable casse-tête dans un espace très réduit», fait remarquer un habitué des lieux.

Le nombre important des véhicules entrant et sortant, croisant ceux qui viennent du pont Sidi Mcid et de la cité Emir Abdelkader, crée un bouchon, dont les effets se prolongent jusqu’à l’avenue Chihani Bachir et Souici Said, et même jusqu’à la cité Frères Biskri (ex-Chemin des Dames) où les stationnements sur les bords de la chaussée réduisent encore celle-ci à un simple couloir. Même les ambulances qui évacuent les malades et autres victimes des accidents de la route prennent un temps fou pour accéder au CHU. Une intervention des autorités de la wilaya est vivement sollicitée. «Nous demandons l’intervention des autorités de la wilaya auprès des services de la sûreté de la wilaya pour réguler cette circulation infernale à travers la mise en place d’une brigade des agents de l’ordre afin de mieux organiser le mouvement des véhicules, sinon on n’en sortira jamais à longueur d’année», déclarent des automobilistes fréquentant souvent ce tronçon.


Cette situation pose aussi un sérieux problème pour la sécurité du pont suspendu Sidi M’cid, où les files des voitures se prolongent également sur toute sa longueur, ce qui représente un poids supplémentaire pour l’ouvrage vieux déjà de 114 ans.

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