2026-09-10
Dans une dynamique d’accélération industrielle sans précédent, l’Algérie franchit un cap décisif dans la fabrication locale de thérapies innovantes. À travers un accord d’envergure paraphé entre le fleuron public Saidal et la multinationale suisse Roche, sous l’égide des autorités sanitaires et diplomatiques, le pays s’apprête à internaliser la production biotechnologique de traitements de pointe contre le cancer du sein.
Le partenariat scellé entre le groupe pharmaceutique public Saidal et la filiale algérienne des laboratoires suisses Roche marque la concrétisation des jalons posés en 2025. Au cœur de cette entente figure un schéma graduel d’intégration industrielle, articulé autour du transfert de technologies de pointe, du perfectionnement des compétences techniques locales et de l’optimisation des unités de production nationales.
Le programme cible en priorité le segment hautement complexe des thérapies biotechnologiques, en se concentrant sur les traitements ciblant les cancers du sein, qui représentent une priorité de santé publique majeure. Par ce protocole, Saidal ne se limite plus au simple conditionnement secondaire, mais ambitionne de maîtriser les processus de formulation et de contrôle qualité des molécules les plus sophistiquées, allégeant du même coup la facture d’importation de la Pharmacie centrale des hôpitaux.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, et de l’ambassadrice de Suisse en Algérie, Marion Weichelt. Ce déploiement institutionnel illustre la volonté de l’exécutif de hisser le secteur pharmaceutique au rang de levier économique stratégique, capable d’attirer des investissements directs étrangers orientés vers la haute technologie.
Cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les orientations gouvernementales visant à atteindre une autosuffisance durable sur les médicaments essentiels à haute valeur ajoutée. L’implication active des représentants diplomatiques helvétiques confirme par ailleurs l’attractivité du cadre réglementaire algérien pour les géants mondiaux de la biotechnologie désireux de nouer des coentreprises axées sur le co-développement scientifique et industriel.
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