2026-10-10
La mobilisation qui a entouré le lancement, jeudi dernier, de la «Campagne nationale de dépistage du cancer du sein».
A été l’occasion pour le secteur de la santé de rappeler le caractère «prioritaire» accordé par l’Etat à la prévention et à la lutte contre les différents types de cancer. Les efforts des autorités visent à améliorer la qualité de la prise en charge, à la multiplication des services de soins… mais aussi à la localisation et l’augmentation de la production des traitements. Un objectif déjà en partie mis en œuvre par le groupe Saidal qui fournit aujourd’hui plusieurs nouveaux types de produits à la PCH, notamment pour les «thérapies ciblées» ou des traitements dits «immunitaires».
En effet, dans son message, partagé jeudi dernier, le ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Aït Messaoudène, insiste sur «l’attention particulière» accordée par le président de la République au secteur de la santé. La lutte contre le cancer est portée, dans cette logique, au rang de «cause nationale» qui nécessite une vision globale et une coordination permanente entre les différents acteurs. Très concrètement, le responsable rappelle à propos de la fourniture du médicament que «l’enveloppe de 73 milliards de DA» allouée au Fonds national de lutte contre le cancer a été renforcée, cette année, à hauteur de 40 milliards de DA supplémentaires. Un effort qui contribue, notamment, à l’amélioration de la qualité de la prise en charge, que ce soit par le renforcement des moyens humains et matériels.
A ce titre, il est expliqué que «l’arsenal thérapeutique national s’est enrichi de 52 traitements innovants». Le secteur, qui dispose à l’heure actuelle «de 15 centres de lutte contre le cancer, de 24 services de radiothérapie et de 61 accélérateurs linéaires», devra réceptionner plusieurs nouveaux services de radiothérapie, dont 16 accélérateurs linéaires «à l’horizon 2028», fait savoir le ministre. Des possibilités de traitement importantes que le ministère accompagne aussi d’un renforcement de la prévention, «première ligne de défense» contre plusieurs types de cancer, dont celui du sein. A ce titre, les derniers chiffres du secteur montrent que plus de 14 000 cas sont enregistrés chaque année. Le cancer du sein, explique le ministre, représente même «45% des cas de cancer chez les femmes».
Il annonce aussi que la nouvelle «campagne nationale» de dépistage est dotée cette année d’équipements numériques modernes directement connectés au Centre Pierre-et-Marie-Curie (CPMC) d’Alger. L’objectif est de permettre une expertise médicale spécialisée à distance. Et plus exactement d’effectuer une seconde lecture, après celle réalisée par le médecin de la clinique mobile, avec l’établissement d’un compte rendu médical dans un délai ne dépassant pas 24 heures. La caravane, annonce le secteur, devra ainsi sillonner plusieurs régions du pays jusqu’au mois de janvier 2027.
La «stratégie» du groupe Saidal
De son côté, le groupe public Saidal fait savoir qu’il assure, aujourd’hui, la fourniture d’une «part notable» des traitements contre le cancer utilisés par le système de santé national. Ainsi Mme Nardjiss Brichni, directrice de marketing et ventes du groupe Saidal, explique que les efforts consentis, ces dernières années, «ont permis une réduction de la dépendance aux médicaments importés». Très concrètement, on apprend que la groupe Saidal, qui a fourni à la PCH (Pharmacie centrale des hôpitaux) «l’équivalent de 25 milliards de dinars de produits pharmaceutiques» tous types confondus, depuis le début de l’année, a également élargi la gamme des produits nécessaires aux protocoles de prise en charge du cancer. Notamment, explique N. Brichni, pour ce qui est des médicaments sous forme sèche ou encore certains traitements dits «immunitaires» ou certains types de «thérapie ciblée», des médicaments produits localement et qui «répondent à l’ensemble des normes nationales et internationales», a ajouté la responsable lors d’un passage sur les ondes de la Radio nationale.
Par ailleurs, la même responsable explique que la «stratégie» de développement suivie actuellement par le groupe Saidal repose sur quatre grands axes : l’augmentation de la production, le développement des capacités humaines, la multiplication des collaborations à forte valeur ajoutée, en plus de la promotion de la recherche. Au cœur de ses objectifs figure également la maîtrise des matières premières. La responsable du groupe Saidal a laissé entendre que le travail avance dans les temps pour le lancement d’une série d’installations réparties au niveau national, «à Batna, Médéa, Sétif et Mostaganem». Il s’agira de fournir aux acteurs de l’industrie pharmaceutique les intrants nécessaires à la «production de traitement contre le cancer, d’antibiotiques ou encore du paracétamol». Saidal lancera également, selon les précisions partagées, avant-hier, une nouvelle catégorie de traitement «hors insuline», pour la prise en charge des personnes atteintes de diabète de type 2.
2 vues
Partagez sur vos réseaux sociaux :