2026-10-13
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a mis en avant, mardi à Alger, les efforts déployés par l'Etat pour consacrer la santé mentale comme composante de la santé publique, à travers une stratégie nationale concrétisée par le Plan national de promotion de la santé mentale.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de cabinet du ministère, Hadj Maâti Khalil Reda, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, le ministre a indiqué que le Plan national de promotion de la santé mentale vise à "renforcer le bien-être psychologique et à l'améliorer durablement, à développer les mécanismes de prévention et de prise en charge et à consolider la coordination entre les différents intervenants".
Les rencontres annuelles consacrées à la santé mentale ont démontré que la réalisation des objectifs fixés nécessite de définir "une vision claire, d'assurer une coordination efficace et intégrée entre les différents secteurs, ainsi que de garantir un suivi continu et une évaluation des résultats sur le terrain", a précisé le ministre.
Cette démarche s'inscrit dans le cadre des "efforts internationaux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à promouvoir la santé mentale, à travers l'adhésion de l'Algérie au Plan d'action global pour la santé mentale 2013-2020, tout en œuvrant à aligner les orientations nationales sur la vision internationale pour la période 2020-2030", a-t-il ajouté.
Les politiques mises en œuvre ont permis d'enregistrer "des avancées tangibles dans plusieurs domaines, notamment le développement des infrastructures, le renforcement des compétences professionnelles et la disponibilité des médicaments, outre la mise en place d'un cadre juridique visant à protéger les droits des patients et à réglementer les services de santé mentale", a poursuivi le ministre.
M. Ait Messaoudene a également mis en avant "l’importance croissante de la prise en charge de proximité, compte tenu de son rôle dans le rapprochement des services des citoyens, la facilitation de leur accès et la garantie de la continuité des soins, ainsi que dans le renforcement de l'insertion des personnes souffrant de troubles mentaux dans leur environnement familial et social".
Il a indiqué, à cet égard, que le Plan national de promotion de la santé mentale pour la période 2017-2020 avait vu " sa mise en œuvre prolongée jusqu'en 2030 en raison de la pandémie de Covid-19".
Il a relevé, en revanche, "les progrès réalisés dans la prise en charge des enfants et des adolescents, l’adoption du Plan national autisme en 2025, ainsi que l'élargissement des services de prise en charge des addictions et l'introduction du premier traitement de substitution aux opioïdes, dont bénéficient actuellement plus de 400 patients".
Dans le même contexte, le ministre a affirmé que la démarche de développement adoptée reposait sur "des orientations fondamentales et complémentaires", consistant à "accorder la priorité à la prévention et à l’intervention précoce, plutôt que de se limiter au traitement après l'apparition des troubles, à développer les services de santé mentale et à renforcer la prise en charge de proximité, à consolider la coopération et la coordination entre les différents secteurs, ainsi qu'à adapter les interventions aux différentes étapes de la vie, aux spécificités de la société et aux besoins nationaux".
De son côté, le représentant de l'OMS en Algérie, Phanuel Habimana, a appelé, dans une allocution lue en son nom lors de cette rencontre, à " renforcer la participation des personnes ayant vécu des expériences liées à des troubles de santé mentale à l'élaboration des politiques et des services de santé, ainsi qu'à l'évaluation des programmes".
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