2026-10-13

Priorité pour les sciences, les technologies et la médecine

Priorité pour les sciences, les technologies et la médecine

Au lendemain de la rentrée universitaire de septembre marquée par l’actualisation de «plusieurs dizaines» de programmes, en plus de l’ajout de nouvelles filières «en lien avec les métiers de demain»

le ministère de l’Enseignement supérieur explique qu’une attention particulière a été donnée «aux sciences, aux technologies et à la médecine». Dans une intervention, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale, deux hauts cadres du secteur, chargés des programmes et de la recherche, ont partagé les grands objectifs fixés aux universités pour accélérer cette dynamique. Il s’agit, en substance, de répondre aux besoins du développement, mais aussi d’inciter leurs enseignants-chercheurs à multiplier les créations de «filiale économique» d’université.

En ce sens, il est précisé que des nouvelles offres de formations lancées cette année se concentrent à «80% parmi les sciences, la technologie et la médecine», et seulement à 20% pour les sciences humaines et sociales. Une preuve concrète, explique le professeur Ali Choukri, DG de l’enseignement et de la formation, que les consignes des plus hautes autorités visant à renforcer «le rôle économique» de l’université sont effectivement mises en application sur le terrain. Le responsable indique que les nouvelles formations sont au nombre de 510, que ce soit des filières récemment ajoutées ou des programmes modernisés au profit des étudiants des niveaux de licences, master et d’ingénieur d’Etat. Des formations, en lien avec les «métiers de demain», dont la gestion des villes intelligentes, la mécanique spatiale, ou encore l’IA, les programmes open source et la programmation informatique.

Par ailleurs, le même responsable fait savoir que «65 universités et écoles nationales supérieures» sont aujourd’hui intégrées au programme visant au passage aux normes de l’université dite de quatrième génération. C’est-à-dire des établissements pleinement numérisés, ouverts sur le monde et leur environnement immédiat, mais surtout «producteurs d’idées et de savoir» au service du développement économique du pays. Et l’objectif, explique le Pr Ali Choukri, «est de généraliser cette modernisation à l’ensemble des établissements du secteur». Soit pas moins de 117 établissements sous tutelle, dont 59 universités, 5 centres universitaires 40 Ecoles supérieures et 13 Ecoles de formation des professeurs.

Et dans cette même optique d’ouverture sur le monde, il est rappelé que l’année universitaire écoulée avait enregistré la sortie de 36 000 étudiants en licence et master, issues des premières promotions «ayant suivi des cursus intégralement en langue anglaise». Une orientation que le secteur compte bien généraliser, mais en priorisant les filières scientifiques les plus demandées par les opérateurs économiques. «Nous travaillons au renforcement de ce type de formation, plus particulièrement pour les filières des sciences des technologies et de médecine».

Passer de la recherche à l’entrepreneuriat

De son côté, le DG chargé de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère, le Pr. Mohamed Bouhicha, fait savoir que le programme de modernisation du secteur pour la période 2025-2030 exige des établissements la mise en œuvre d’un «plan de développement stratégique» des capacités de formation. Il s’agit plus précisément de donner une «portée économique» à l’université, afin de participer plus efficacement au développement économique «local et national». Le responsable, ajoute dans cette logique que la mise en valeur des résultats de recherche des laboratoires universitaires doit suivre deux voies prioritaires. La participation d’entreprises en tant que «partenaires économiques» des projets ou la création de «filiales économiques par les chercheurs eux-mêmes».

A ce titre, le DG de la recherche scientifique et du développement technologique rappelle que les autorités ont prévu plusieurs mécanismes efficaces de financement. «Pour la première fois dans l’histoire de l’université algérienne, il a été créé un fonds pour le financement des projets de ce type à hauteur de 280 millions de dinars, et avec la participation de 20 entreprises». La contribution des acteurs économiques est, en ce sens, qualifiée de «meilleure solution pour régler le problème du financement des filiales économiques des universités». Ces dernières ont également l’opportunité d’ouvrir leur capital sur le marché boursier. La première opération de ce type, validée en juillet dernier pour la «SPA CRAPC Expertise», filiale économique du Centre de recherche scientifique et technique en znalyses physico-chimiques (CRAPC), sera suivie par une seconde entrée en Bourse le 2 novembre prochain. Le Pr. Mohamed Bouhicha annonce, en effet, que la filiale du CRTI (Centre de recherche en technologies industrielles) compte ouvrir son capital aux investisseurs. Une démarche «nécessaire pour renforcer le financement de ces projets de recherche».

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