2026-10-18
Les maladies cardiovasculaires sont une menace pour la santé publique en Algérie. Selon les dernières données épidémiologiques et les statistiques du Ministère de la Santé et de l’Institut National de Santé Publique (INSP), les maladies cardiovasculaires correspondent à 35 % de tous les décès dans le pays, devenant ainsi « la première cause de mortalité dans la population ».
Parmi les pathologies les plus courantes, les spécialistes pointent la forte prévalence des « troubles du rythme cardiaque, des obstructions artérielles et des affections des artères coronaires« . Cette situation n’est pas propre à l’Algérie. Elle reflète un phénomène mondial présent dans de nombreux pays. Cependant, au niveau national, cette situation est surtout amplifiée par la progression rapide de l’hypertension artérielle qui touche une grande partie des citoyens et constitue l’un des déclencheurs les plus redoutables.
La hausse continue de ces maladies s’explique par l’accumulation de nombreux facteurs de risque évitables. L’augmentation du nombre de cas de diabète, le surpoids, l’élévation du taux de cholestérol et de lipides sanguins, combinés à la transformation profonde des habitudes alimentaires vers des régimes riches en graisses, jouent un rôle déterminant.
À cela s’ajoute la propagation massive du tabagisme qui continue de faire des ravages et d’aggraver la vulnérabilité de la population face aux accidents cardiovasculaires.
Face à cette épidémie silencieuse, les experts rappellent que la prévention demeure le levier le plus efficace. Inverser cette tendance repose avant tout sur une transformation durable du mode de vie individuel et collectif. Cela implique l’adoption d’une alimentation saine et équilibrée, la pratique régulière d’une activité physique pour lutter contre la sédentarité, le renforcement du suivi médical pour dépister la tension et le diabète, ainsi qu’une lutte soutenue contre le tabagisme.
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