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Publié le 19/01/2019

RENCONTRE RÉGIONALE CNAS-MÉDECINS PRESCRIPTEURS À CHLEF

La prescription médicale en débat

 
5e rencontre organisée par la Cnas en collaboration avec la SAMG et le Conseil national de l’ordre des médecins. © D.R.
 

Les conditions réglementaires de la délivrance de l’ordonnance et ses répercussions sur la santé du malade ont été largement débattues.

En présence de plusieurs professionnels de la santé venus d’Aïn Defla, Relizane, Tiaret, Tissemsilt et Chlef, cette rencontre, qui s’est tenue à l’hôtel Mirador et à laquelle ont pris part, entre autres, le président de la Société algérienne de médecine générale, le docteur Abdelkader Tafat, le président du Conseil national de l’ordre des médecins,
M. Bakat, et le directeur du contrôle médical de la Cnas, le docteur Djamal Matari, a également été l’occasion, pour l’ensemble, de parler de la relation entre la Cnas et le médecin prescripteur. Aussi, il a été passé au peigne fin lors de cette même journée nombre de situations liées aux maladies chroniques, aux malades qui en sont atteints en tant qu’assurés sociaux et leur prise en charge par la Sécurité sociale au niveau de la Cnas. D’après chacun des intervenants à ce propos, “la santé financière de la caisse est fragile. Et si nous continuons à ne pas prendre sérieusement en considération les mesures et les précautions qui visent à lui garantir sa bonne santé financière, il viendra le jour où elle disparaîtra et nous serons alors confrontés à de graves et regrettables situations en matière de prise en charge financières de nos assurés sociaux, sachant que rien que pour l’année dernière, la Cnas a procédé au remboursement de 64 millions d’ordonnances à travers l’ensemble du territoire national”. C’est ce sujet – celui relatif à la délivrance d’ordonnances — qui a attiré plus d’attention lors de cette rencontre et dont la communication a été présentée par le docteur Djamal Matari. “Ce que je vais vous dire et présenter à ce propos va vous étonner bien que ce soit une réalité qui nous vivons au quotidien. Des ordonnances dont l’écriture est illisible, qui ne portent ni date, ni cachet, ni encore de signature et dont certaines d’entre  portent cinq, sept, voire neuf lignes — des médicaments Ndlr — et j’en passe, ce qui n’est pas normal ni conforme à notre éthique professionnelle. Ce sont ces anomalies que je qualifie de graves qui induisent non seulement les pharmaciens en erreur car ils ne peuvent les (ordonnances) déchiffrer, mais elles peuvent avoir aussi des répercussions négatives, regrettables et dangereuses pour les malades qui voient leur état de santé s’aggraver suite à la consommation de médicaments qui leur sont délivrés par le pharmacien puisque prescrits sur une ordonnance faite n’importe comment par des médecins prescripteurs. Soyons logiques et professionnels car c’est de la santé de nos malades qu’il s’agit.” 

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